Votre stade : Les nouveau-nés

Un besoin essentiel du bébé : le sommeil

Du sommeil ? Qui en a besoin ? Vous la première... mais parfois votre bébé ne semble pas très coopératif ! Suivez nos conseils pour calmer et apaiser votre bébé et l'aider à dormir la nuit.

Les habitudes de sommeil des bébés ont tendance à se modifier lorsque l'enfant grandit. Votre nouveau-né dormira probablement plus longtemps et plus souvent qu'il ne le fera vers l'âge d'un an. Les rythmes de sommeil peuvent également varier d'un enfant à l'autre et il serait irréaliste de s'attendre à ce que chaque nouveau-né dorme plusieurs fois par jour, ne s'éveille que pour manger, soit toujours heureux et souriant... si certains bébés ont ce comportement, il est rare.

Voici cependant quelques comportements courants que votre bébé peut présenter, mais souvenez-vous qu'il y a de grandes différences entre les bébés et que certains jours votre enfant semblera beaucoup plus léthargique ou beaucoup plus éveillé qu'à d'autres.

Premiers jours : de nombreux bébés sont très alertes juste après la naissance, puis plutôt somnolents pendant deux à trois jours. Ils s'animent ensuite et ont besoin de moins de sommeil. Il se peut qu'il n'y ait pas de réelle différence entre le sommeil de jour et de nuit.

Premières semaines : de nombreux bébés continuent à dormir, plus ou moins longtemps, entre chaque tétée, la période de sommeil la plus longue se situant la nuit. Moment de la journée où le bébé est le plus éveillé : généralement dans l'après-midi et la soirée. Les réveils au milieu de la nuit sont normaux.

Premiers mois : le sommeil devient plus régulier. La plupart des bébés font un long somme dans la matinée, puis des siestes occasionnelles jusqu'à la nuit. Ils se réveillent en général une à deux fois par nuit.
Aux environs d'un an : un ou deux sommes par jour. Près de la moitié des bébés continue à se réveiller la nuit.

Conseils pour favoriser l'endormissement de votre jeune bébé :

  • Lorsque votre bébé est jeune, laissez-le s'endormir dans vos bras. Il apprendra à s'endormir seul quand il sera plus âgé.
  • Si vous le nourrissez au sein, laissez votre bébé téter aussi longtemps qu'il le désire sur le premier sein avant de lui offrir le second. Il se peut qu'il ne veuille pas du second sein, ne le forcez pas.
  • Proposez-lui une tétine (mais lisez la rubrique ci-dessous).
  • Nourrissez-le dans une pièce calme où vous ne serez pas dérangée.
  • Ne le posez pas dès qu'il ferme les yeux. Attendez qu'il soit plus profondément endormi et risque moins de remarquer qu'il est déplacé de vos bras dans son lit ou berceau.
  • De légers balancements, dans le berceau ou dans vos bras, ont souvent une action apaisante.
  • Quand rien ne marche, essayez de faire une promenade en voiture avec votre bébé (soigneusement attaché dans son siège bébé bien entendu).
Conseils pour favoriser l'endormissement d'un bébé plus âgé ou d'un jeune enfant :
  • Établissez une routine au moment du coucher : période de jeu, bain puis une tétée détendue, sans être bousculés.
  • Veillez à ce que la soirée soit un moment calme, sans excitation.
  • Conservez la même routine, le même enchaînement d'événements, environ à la même heure, tous les soirs.
  • Essayez d'éviter les longues siestes l'après-midi.
    Apprendre à votre bébé à dormir toute la nuit

    Un petit dormeur ne se réveille pas forcément plus souvent qu'un autre bébé. Le véritable problème vient de ce qu'il ne parvient pas à se rendormir une fois qu'il est éveillé.

    Vous pouvez cependant changer cet état de fait si vous le désirez lorsque votre enfant atteint l'âge de six ou sept mois.

    Lorsque votre bébé pleure, allez le voir, réconfortez-le en lui apportant le minimum d'attention requise puis laissez-le.

    • Ne le nourrissez pas, ne le sortez pas de sa chambre et ne commencez pas à jouer avec lui.
    • Parlez-lui, câlinez-le, caressez son dos, mais sans plus. Répétez ce processus encore, et encore et encore. Votre bébé finira par s'endormir.
    • Ne le laissez pas pleurer plus de quelques minutes, mais ne cédez pas.
    • Pour porter ses fruits, ce programme peut exiger une ou deux semaines, mais si vous vous y tenez, vous noterez une amélioration.
    Le lit parental

    Certaines familles ont le sentiment qu'il est normal pour un bébé ou un jeune enfant d'avoir besoin de compagnie la nuit (et c'est bien le cas... nous n'avons commencé que récemment à voir les choses différemment). Les parents aiment prendre leur bébé éveillé avec eux et s'endormir ensemble. C'est parfaitement normal et les familles qui agissent ainsi indiquent qu'elles ont des nuits paisibles. Elles rapportent également que la majorité des enfants qui dorment avec leurs parents réclament la plupart du temps de dormir dans leur propre lit vers l'âge de trois ou quatre ans.

    Il existe parfois certaines craintes concernant la sécurité des bébés qui dorment avec leurs parents et la Foundation for the Study of Infant Deaths (Fondation pour l'étude de la mortalité infantile) conclut qu'il est probablement plus sûr de prendre un jeune enfant dans le lit parental pour le nourrir, puis de le remettre dans son lit ou son berceau une fois qu'il est calmé. Cependant, les experts ne s'accordent pas sur ce point et pensent que du moment que l'on veille à ce que les jeunes enfants n'aient pas trop chaud et qu'aucun des parents ne soit sous l'influence des drogues ou de l'alcool, partager un lit n'est pas un problème.


    Un bébé peut-il trop dormir ?

    Oui ! Si votre bébé dort trop, c'est peut-être le signe qu'il a un problème ou qu'il ne se développe pas comme il le devrait.

    Demandez conseil si :
    • Il ne se réveille pas à l'heure des tétées
    • Il s'endort souvent peu de temps après avoir commencé à téter
    • Il semble se désintéresser de la nourriture et préférer dormir

      Remarque : ces comportements sont extrêmement courants chez les très jeunes bébés et disparaissent généralement d'eux-mêmes. Informez-en cependant votre médecin afin qu'il surveille la situation.


      Le débat à propos de la tétine

      Les tétines sont acceptables si elles aident votre bébé à se sentir heureux et réconforté. Il est cependant déconseillé de présenter une tétine à un bébé nourri au sein pendant les toutes premières semaines. Laissez-le téter votre sein pour se réconforter afin que votre production de lait réponde à cette stimulation supplémentaire. Une fois que votre production de lait est établie et que votre bébé se développe bien, ceci constitue un moindre problème.

      L'inconvénient des tétines est que les bébés qui en deviennent "dépendants" en ont parfois besoin pour s'endormir. La tétine tombe de la bouche pendant la nuit, le bébé se réveille et ne parvient pas à se rendormir sans elle, de sorte que maman ou papa doit se déplacer pour la lui rendre. Pour éviter ceci, retirez la tétine de la bouche de votre bébé dès qu'il est profondément endormi.

      Voici les dix meilleurs conseils de Heather Welford pour vous assurer des nuits tranquilles quand votre enfant a plus de trois ans :
      1. Ce qu'il y a de bien avec les enfants plus âgés, c'est que l'on peut discuter avec eux ! Alors expliquez simplement à votre enfant pourquoi chacun a besoin de sommeil (pour ne pas être grognon le matin, pour faire de beaux rêves, pour être à l'aise... utilisez n'importe quel argument).
      2. Établissez une routine pour le soir qui exclut toute activité bruyante ou excitante dans l'heure qui précède le coucher. Certains enfants s'excitent beaucoup et ont ensuite vraiment du mal à se calmer.
      3. Un bain suivi de la lecture d'une histoire peut avoir un effet calmant et apaisant et constitue une étape très importante de la préparation à la nuit.
      4. Si vous voulez que votre enfant soit prêt à faire sa nuit, ne le laissez jamais venir vous rejoindre (sauf pour des occasions très spéciales ou s'il est malade bien évidemment). Vous devez faire preuve de constance. Le laisser veiller certains soirs et s'énerver s'il refuse de se coucher d'autres fois n'est pas juste.
      5. Veillez à ce que le rituel du coucher soit court et agréable. Vous demander de faire un bisou à chaque ours en peluche, poupée ou autre jouet pour lui souhaiter bonne nuit n'est qu'une tactique pour retarder le coucher, alors ne vous laissez pas faire !
      6. Si votre enfant se glisse dans votre lit et que vous voulez qu'il cesse d'agir ainsi, ramenez-le chaque fois dans son lit, calmement, sans faire d'histoire...
      7. Mais si vous êtes d'accord, laissez-le faire. C'est parfois la meilleure solution pour s'assurer une bonne nuit de sommeil et il n'y a rien de mal à cela.
      8. Laissez une veilleuse dans la chambre de votre enfant ; les ombres nocturnes peuvent être effrayantes et l'on se sent seul dans l'obscurité totale.
      9. Votre enfant se réveille tôt ? Il est possible d'apprendre à un enfant de trois ans les principes de base de la lecture de l'heure sur une horloge pour lui faire comprendre qu'il ne doit pas se lever et venir vous réveiller avant l'heure convenue. Si vous dessinez une représentation de l'emplacement des aiguilles à 7 heures du matin, par exemple, votre enfant pourra comparer et voir si l'heure de l'horloge correspond.
      10. Placer un verre d'eau près du lit de votre enfant peut l'aider à se rendormir s'il se réveille sans qu'il vienne vous déranger parce qu'il a soif.

      Votre jeune enfant et le sommeil
      Vos nuits sont agitées parce que votre jeune enfant ne dort pas ? Vous pouvez résoudre ce problème !
      Un enfant fatigué est grognon, agité et difficile et un enfant qui se réveille sans cesse la nuit peut faire de vous un adulte aussi grincheux. Mais il est normal, pour chacun, de se réveiller la nuit. Si les jeunes enfants réveillent leurs parents la nuit, c'est qu'ils ne parviennent pas à retrouver seuls le sommeil. Quelque chose à manger ou à boire, un câlin, un moment dans le lit parental et tous les autres recours possibles ont le même but : calmer votre enfant et l'aider à se rendormir.

      Les choses ne doivent pas obligatoirement se passer de la sorte.

      Si les nuits sans sommeil de votre jeune enfant vous rendent vraiment la vie difficile, cela mérite d'être signalé au médecin traitant. Il pourra vous indiquer si vous disposez d'un centre de soins professionnels près de chez vous offrant des traitements du sommeil ou un programme sur le sommeil. Ils vous apporteront leur soutien et vous aideront à trouver le moyen de faire face à la situation ou de résoudre le problème d'une façon qui vous convient.

      La plupart des programmes ou cliniques vous demanderont de tenir un registre des habitudes de sommeil pendant environ une semaine afin que le professionnel de santé et vous-même ayez une idée précise de ce qui doit être modifié dans votre routine. On vous demandera peut-être de tenir un journal pendant toute la durée du programme pour vous motiver et afin que vous puissiez déterminer si quelque chose en particulier fait une différence.

      Vous n'avez pas besoin de suivre un programme sur le sommeil formel. Vous pouvez tenir vous-même un journal et suivre de cette façon les progrès de votre enfant.

      Le seul inconvénient de la "formation" impliquée par la participation à un programme sur le sommeil (que ce soit un programme que vous avez établi ou un auquel vous participez dans une clinique) est qu'elle exige des efforts et un engagement de votre part. Il est essentiel que vous suiviez cette formation pendant au moins quelques semaines (même si nombre de problèmes sont résolus en seulement quelques nuits). Ne commencez pas ce type de programme quand vous devez déjà faire face à d'autres sources de stress dans votre vie. Vous devez également vous assurer que chaque personne qui participe aux soins donnés à votre enfant sait ce que vous entreprenez et vous soutient.

      Ce programme implique que vous :
      • Établissiez une routine calmante avec votre enfant et que vous vous y teniez.
      • Insistiez pour que votre enfant reste dans sa chambre et ne quitte pas son lit.
      • Appreniez à votre jeune enfant qu'il peut s'endormir seul non pas en ignorant ses pleurs mais en faisant le minimum pour le calmer, puis en le laissant. Agissez ainsi à chaque fois, aussi souvent qu'il le faut.
      • Respectiez votre programme en ne sortant pas votre tout petit de son lit pour le nourrir, le câliner ou jouer.
      Et s'il veut dormir dans notre lit ?

      Dormir avec leur enfant est une façon tout à fait normale et naturelle pour des parents de s'occuper de leur enfant et peut-être voudrez-vous agir ainsi. Ce qui déconcerte les jeunes enfants, c'est qu'ils sont parfois autorisés à venir dans le lit de leurs parents et parfois non. Rien d'étonnant à ce qu'ils fassent des histoires ! Vous pouvez décider d'intégrer ceci à votre entraînement au sommeil en vous assurant que votre enfant se calme dans la première partie de la soirée, puis en acceptant qu'il dorme avec vous une fois que vous allez vous coucher.

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